Mercredi des Cendres / Entrée en Carême

Eucharistie à 9h45.

 

Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne.

Le Carême commence le mercredi des cendres - mercredi 1er mars 2017 - et s’achève le dimanche de Pâques - dimanche 16 avril 2017.

 

Quand les papes parlent du Carême...

 

Sur cette route du Carême, cela nous fera du bien, à nous tous, de penser à cette invitation du Seigneur à l'amour... et de nous demander : Mais, moi, suis-je sur cette route ? Ou suis-je en train de courir le risque de me justifier ? Demandons nous-mêmes cette grâce : Donne-moi, Seigneur, la grâce de m'ouvrir à ton salut. Le Carême sert à cela.

(Pape François)

 

Chaque année, le Carême se propose à nous comme un temps propice à l'intensification de la prière et de la pénitence, en ouvrant notre cœur pour accueillir docilement la volonté divine. Le Carême nous indique un itinéraire spirituel qui nous prépare à revivre le grand mystère de la mort et de la résurrection du Christ, à travers surtout une écoute plus assidue de la Parole de Dieu et la pratique plus généreuse de la mortification, grâce à laquelle il nous est possible d'aider davantage notre prochain dans le besoin.

(Saint Jean-Paul II)

 

Dans la prière du «Notre Père», avec la simplicité caractéristique des enfants, nous nous adressons à Dieu en l’appelant, comme Jésus nous l’a enseigné, «Abba», Père. Notre Père ! Au cours du Carême, répétons fréquemment cette prière, répétons-la avec un élan profond. En appelant Dieu «Notre Père», nous nous reconnaîtrons comme ses enfants et nous nous sentirons frères entre nous. De cette façon, il nous sera plus facile d’ouvrir notre cœur aux petits, selon l’invitation de Jésus: «Celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille» (Mt 18,5).

(Saint Jean-Paul II)

 

Je désire ardemment que le Carême soit pour les croyants une période favorable pour répandre l’Évangile de la charité en tous lieux et en témoigner, car la vocation à la charité constitue le cœur de toute évangélisation authentique. J’invoque à cette intention l’intercession de Marie, Mère de l’Église. Puisse-t-elle nous accompagner durant notre temps de Carême ! Dans ces sentiments, je vous bénis tous de grand cœur.

(Saint Jean-Paul II)

 

Le Carême est le temps privilégié du pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde. C’est un pèlerinage au cours duquel Lui-même nous accompagne à travers le désert de notre pauvreté, nous soutenant sur le chemin vers la joie profonde de Pâques.

Oui, aujourd’hui encore le Seigneur écoute le cri des multitudes affamées de joie, de paix, d’amour. Comme à chaque époque, elles se sentent abandonnées. Cependant, même dans la désolation de la misère, de la solitude, de la violence et de la faim, qui frappent sans distinction personnes âgées, adultes et enfants, Dieu ne permet pas que l’obscurité de l’horreur l’emporte. Comme l’a en effet écrit mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II, il y a une «limite divine imposée au mal», c’est la miséricorde.

Aujourd’hui encore le «regard» de compassion du Christ ne cesse de se poser sur les hommes et sur les peuples. Par ce regard, Jésus embrasse les personnes et les multitudes, et il les remet toutes au Père, s’offrant lui-même en sacrifice d’expiation.

Face aux terribles défis de la pauvreté d’une si grande part de l’humanité, l’indifférence et le repli sur son propre égoïsme se situent dans une opposition intolérable avec le «regard» du Christ. Avec la prière, le jeûne et l’aumône, que l’Église propose de manière spéciale dans le temps du Carême, sont des occasions propices pour se conformer à ce «regard». Les exemples des saints et les multiples expériences missionnaires qui caractérisent l’histoire de l’Église constituent des indications précieuses sur le meilleur moyen de soutenir le développement. Aujourd’hui encore, au temps de l’interdépendance globale, on peut constater qu’aucun projet économique, social ou politique ne remplace le don de soi à autrui, dans lequel s’exprime la charité. Celui qui agit selon cette logique évangélique vit la foi comme amitié avec le Dieu incarné et, comme Lui, se charge des besoins matériels et spirituels du prochain. Il le regarde comme un mystère incommensurable, digne d’une attention et d’un soin infinis. Il sait que celui qui ne donne pas Dieu donne trop peu, comme le disait la bienheureuse Teresa de Calcutta : «La première pauvreté des peuples est de ne pas connaître le Christ». Pour cela il faut faire découvrir Dieu dans le visage miséricordieux du Christ : hors de cette perspective, une civilisation ne se construit pas sur des bases solides.

(Benoît XVI)